Le remplacement des enseignants absents: rapport de l’IGAENR

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rapport IGAENR

Parmi les 17 rapports de l’IGEN-IGAENR publiés fin mai avec un an de retard par le nouveau ministère, on compte celui qui porte sur le remplacement des enseignants absents.

Dans son exergue, les rapporteurs évitent d’emblée la pente savonneuse des comparatifs à l’intérieur même de la fonction publique,en rappelant qu’on ne peut comparer ce qui n’est pas comparable:

« Notons, à ce stade, que les comparaisons peuvent se révéler délicates eu égard à la démographie particulière du corps des personnels enseignants, aux conditions d’exercice très spécifiques, aux exigences de formation ou de coordination propres à l’éducation nationale. Dès lors que ces éléments sont pris en compte, il est apparu à la mission que toute comparaison devenait extrêmement délicate. »

Les rapporteurs font porter à l’administration la responsabilité d’un certain nombre d’absences de professeurs:
« L’enseignant peut, par exemple, être en formation ou en jury. L’administration est ainsi directement à l’origine d’une part non négligeable des absences des enseignants alors même qu’elle n’est pas toujours en mesure de pouvoir assurer leur remplacement. »

Ces précautions oratoires prises, le rapport signale la difficulté des remplacements de courte durée dans le second degré: « La suppléance et le remplacement de courte durée constituent en revanche et aujourd’hui le problème majeur : l’essentiel des heures d’absence non remplacées, soit plus de 80% de leur total, relève de cette catégorie ; il est donc de première importance de créer dans les établissements les conditions d’une amélioration sensible du dispositif. »

Au sujet des départs en formation, le rapport fait une recommandation qui risque fort d’être très mal perçue par les enseignants eux-mêmes:

« Pour ce qui concerne les stages de formation continue, il n’est pas normal non plus qu’ils puissent se dérouler au détriment des enseignements et des élèves ; cela demande que les chefs d’établissement aient la main sur l’autorisation de départ en stage : soit le remplacement est possible et organisé, y compris par auto-remplacement, soit l’enseignant ne part pas en stage. »

ou par les chefs d’établissement:

« Les plans académiques de formation pourraient quant à eux proposer des calendriers fixes pour les stages : des journées ou demi-journées par semaine (y compris le mercredi) par
discipline et type d’établissement seraient identifiées (par exemple : tel jour ou telle demijournée de la semaine est réservé aux formations des professeurs de français des collèges, tel autre créneau hebdomadaire aux stages de mathématiques en lycée, etc.) ; certes, cela peut créer des contraintes d’emploi du temps dans les établissements, mais moins négatives que celle de cours non assurés ou d’actions de formation essentielles non suivies »

 Le remplacement des enseignants absents, rapport de l’IGAENR, juin 2011: http://media.education.gouv.fr/file/2011/56/9/2011-056-IGAENR_215569.pdf

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