Médiateurs de réussite scolaire: question au Sénat

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Les 5000 médiateurs de réussite scolaire sont en plein recrutement-formation-accélérée, tandis que le dispositif n’emporte toujours pas l’adhésion de la profession dans son ensemble.

La pétition de l’ANCpE remporte un certain succès, puisqu’elle rallie aussi d’autres personnels ainsi que des professionnels extérieurs à l’Education nationale. Plus de 1500 signatures collectées depuis début février, c’est à la fois beaucoup et peu.

La sénatrice Françoise Henneron évoque cette pétition de l’ANCpE dans sa question au ministre du 19 février:

senat« Mme Françoise Henneron appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur l’annonce du recrutement dans les établissements scolaires de 5 000 médiateurs chargés de la lutte contre l’absentéisme.
En effet, cette annonce a surpris les conseillers principaux d’éducation (CPE) qui se sont manifestés par l’intermédiaire de l’Association nationale des conseillers principaux d’éducation.
Ils considèrent que cette question de l’absentéisme scolaire constitue un phénomène grave qui gangrène la scolarité de nombreux élèves. Les CPE, statutairement en charge du contrôle des effectifs dans les collèges et lycées, sont en première ligne pour agir en fonction du type d’absentéisme identifié à trouver les réponses les plus adaptées pour tenter d’éradiquer ce fléau.
C’est pourquoi ils s’étonnent de cette annonce alors que des personnels formés et compétents existent déjà dans les établissements scolaires du second degré, même si le recrutement des CPE depuis 3 ans a fortement diminué, au point où le renouvellement de ce corps professionnel n’est quasiment plus assuré.
En conséquence, elle lui demande de bien vouloir lui préciser les objectifs poursuivis par le recrutement de médiateurs chargés de la lutte contre l’absentéisme et leur articulation avec le rôle des conseillers principaux d’éducation.
« 

La question de Françoise Henneron (19 février 2009): http://www.senat.fr/questions/base/2009/qSEQ090207561.html

Les CPE ne sont pas d'accord

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2 Responses to Médiateurs de réussite scolaire: question au Sénat

  1. Voila un commentaire bien méprisant et bien prétentieux, c’est parce que beaucoup de gens pensent comme vous que j’ai rencontré et je rencontre beaucoup de difficultés dans mon travail.L’infatuité vous fait sans doute du bien mais dans tous les cas ca ne vous rend pas plus efficace si j’en juge les taux d’absentéisme existant bien avant ma modeste arrivée…

    ALAIN AMIRAT (Actuellement médiateur)
    26 juin 2009 at 10:58

  2. Communiqué de presse
    Le 3 mars 2009

    DES MEDIATEURS DE REUSSITE SCOLAIRE :
    MESURE SIMPLISTE POUR UN PROBLEME COMPLEXE

    La Confédération Syndicale des Familles mesure bien l’importance de l’absentéisme scolaire. Toutefois, alors que le Gouvernement affiche sa volonté de lutter contre cet absentéisme, la CSF dénonce la mise en place de « médiateurs de réussite scolaire ».
    Il s’agit d’une mesure simpliste qui ne répond en rien à la complexité du problème de l’absentéisme scolaire.

    Les jeunes et les familles concernés ont besoin d’un accompagnement sérieux auquel ne correspond absolument pas l’intervention de ces médiateurs. Il existe au sein des établissements scolaires des professionnels compétents qui pour éviter décrochage et absentéisme mènent ce travail avec difficultés faute de réels moyens.
    Une des missions de ces médiateurs consisterait à organiser dans l’établissement scolaire des actions d’aide à la parentalité : la CSF qui depuis longtemps mène des actions d’accompagnement à la parentalité et parfois en lien avec les équipes éducatives, sait combien ce travail ne se décrète pas mais nécessite une connaissance des familles, une relation établie sur le long terme.

    Le gouvernement, au lieu de donner aux établissements scolaires et aux organisations familiales les moyens nécessaires pour mener cette tâche difficile, propose des contrats précaires pour des personnes non formées ! Cette mesure ne respecte ni les jeunes, ni les familles, ni les salariés de l’Education Nationale ni les futurs médiateurs qui très rapidement risquent d’être confrontés à l’échec.

    Une fois de plus, nous appelons ce gouvernement à réfléchir avant d’agir en respectant et en discutant avec l’ensemble de la communauté éducative dont les familles sont un élément majeur.

    Contact presse : Brigitte Masure
    01 44 89 86 80 CP N°8